La passion du montage m’a contaminé il y a une quinzaine d'années, lorsque j’ai découvert le médium vidéo et les possibilités offertes par la mise en scène cinématographique. Plus familier avec le maniement intuitif d’une caméra (en mettant de côté les spécifications techniques de prise de vue et d’éclairage), la vraie révélation fut de découvrir qu’un film n’est pas un flux d’image continu comme j’en avais alors l’illusion en tant que spectateur (et je n’apprendrai que quelques années plus tard que cette illusion ne concerne pas uniquement le montage, que le cinéma tout entier est un art jouant intégralement sur le mirage, l'imagination du spectateur, le hors-champ... une formidable illusion à laquelle nous nous prêtons depuis plus d’un siècle), mais qu’il est composé de plans mis bout à bout, de manière complexe et subtile, en répondant à certaines normes, à certains codes, tout en s’affranchissant de ceux-ci quand besoin est, et tout cela dans l’idée de produire du sens, ce fut un véritable choc.
Après plusieurs court-métrages me permettant d’expérimenter une partie des possibilités qu’offrait le montage, je me lance dans un BTS audiovisuel option montage obtenu en 2003. Tout en poursuivant des études de cinéma à l’université Paris III, je continue à réaliser des court-métrages tout en pratiquant le montage sur les films d’autrui – court-métrages, mais aussi documentaires. Durant cette période, je réalise également des films institutionnels, principalement dans le domaine médical.
En 2005 je termine une maîtrise sur Serge Daney, le critique de cinéma, puis en 2006 un Master sur le choc perpétuel entre art et commerce que vit au quotidien le cinéma depuis ses origines.
Désirant voyager, je m’envole pour le Canada fin 2006, pour y passer une année à travailler comme assistant monteur chez Technicolor, à Montréal. Une expérience enrichissante aussi bien sur le plan professionnel que culturel et relationnel : la découverte des flux de travail nord-américaines, le perfectionnement de mon apprentissage de la langue anglaise, l’apprentissage des termes techniques anglophones liés à la production audiovisuelle sont autant d’atouts acquis durant ce séjour.
De retour en France à la mi-2008, je continue de réaliser des films institutionnels médicaux sur le paludisme, de travailler sur le montage de documentaires pour la Cité des sciences, avec laquelle je collabore régulièrement pour le montage de reportages et d’interviews scientifiques. Aimant la diversité, j’ai travaillé sur divers projets de bande-annonce, d’authoring DVD et d’habillages.